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(Le 13 novembre 2006) - Après 3 ans d'existence, et à la présidence d'Apodiq, je me pose toujours des questions sur l'utilité, et surtout sur ce que l'association pourrait faire de plus pour ses membres. À bien y penser, nous avons réalisé les buts initiaux, dont le principal est de venir en aide aux porteurs(ses) de défibrillateurs
À chaque réunion, lorsque j'écoute les conversations et les commentaires de nos membres, je crois comprendre que tous ceux qui partagent leurs vécus quittent avec plus d'informations et, surtout, avec un sentiment de sécurité et de confiance envers leurs traitements et leurs appareils. Ils réalisent qu'ils peuvent mener une vie normale, sans être brimés dans leurs activités. Au début, beaucoup d'intervenants à plusieurs niveaux étaient sceptiques quant à la survie d'une association similaire. Cependant, la majorité des membres y ont cru, et y croient encore, par le renouvellement de leur adhésion d'année en année et par leur participation assidue aux réunions, lesquelles rejoignent de plus en plus de personnes.
Nos professionnels de la santé ont sacrifié et, ce, partout en province, des jours de congés, pour venir nous informer et répondre aux questions et rassurer nos membres. Les représentants des compagnies fabricants des appareils et leurs spécialistes cliniques sont aussi au rendez-vous lors de nos différentes réunions, même que plusieurs d'entre eux sont membres d’Apodiq. Les quatre compagnies oeuvrant dans le domaine des défibrillateurs ont, depuis nos débuts, accordé leur support financier, nous aidant ainsi à réaliser nos activités.
Nos bénévoles sont aussi fidèles aux engagements pris envers Apodiq et, ce, dans toutes les régions de la province. Le statut d'organisme d'entraide est maintenant établi, et nous pouvons dire que nous avons pris les moyens de joindre le maximum de porteurs de défibrillateurs cardiaques. Notre bureau permanent, à l'exception du mois de juillet de chaque année, est en opération et nous avons maintenant une ligne téléphonique sans frais pour tous, permettant ainsi à Apodiq d'être à l'écoute de ses membres. Notre bulletin trimestriel est une source d'information appréciable.
En général on pourrait penser que nous avons fait nos devoirs, cependant lors de rencontre avec de nouveaux porteurs, il y aura toujours de la place pour le dialogue afin de démystifier le défibrillateur implantable et, surtout, de répondre aux nombreuses inquiétudes qu'ont ces derniers. Lors de ces rencontres, le sujet le plus souvent amené est le choc ou traitement délivré par cet appareil. Comme plusieurs d'entre nous sont toujours là pour en parler, tous réalisent que la douleur causée est beaucoup moindre qu'imaginée, et que ce petit inconvénient permet de survivre et surtout de revenir à une vie normale et de reprendre ses activités dans les heures suivant ce petit désagrément. Nous réalisons aussi que d'autres sont moins chanceux que nous, car plusieurs auraient pu être sauvé avec ce petit appareil. Pour y remédier on implante maintenant en prévention et les statistiques révèlent que 2 personnes sur 10 ayant reçu un défibrillateur ont la vie sauve, tandis que les 8 autres appareils n'ont jamais entré en fonction. 20 % est une moyenne élevée lorsque l'on pense au sauvetage de vies et surtout que la qualité de vie après l'intervention de ces appareils n'est pas altérée.
En conclusion, Apodiq est très active et sur la voie qu'elle suit et elle pourra continuer encore de nombreuses années.
Je profite de ce bulletin, car le prochain sera en 2007, pour vous souhaiter à tous, ainsi qu'à vos proches, mes meilleurs vœux pour l'année à venir et que la période des Fêtes en soit une de joie de partage et surtout de santé.
Richard Lapointe |