Association des POrteurs de Défibrillateurs Implantables du Québec

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Est-ce que l'on dramatise ?

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(Mai 2004) - En écoutant les conversations de plusieurs membres porteurs de défibrillateurs je me suis posé la question : « Est-ce que la science a des limites ? » J'ai entendu plusieurs personnes mentionner qu'ils avaient quitté le cabinet de consultation des professionnels de la santé le moral bien bas. Ils venaient d'apprendre que l'on ne pouvait pas procéder à une opération quelconque, considérant les risques élevés versus leur état de santé général.

Cela m'est même arrivé il y a quelques années. Cependant malgré certains petits inconvénients, cela ne m'a pas empêché de continuer mes activités à mon rythme. Alors je me suis mis à réfléchir et j'ai formulé ma question différemment.. « Est-ce que l'on dramatise ces mises en garde de nos spécialistes de la santé ? » Je crois que oui, car toujours basé sur mon cas, et après les explications de mon cardiologue, je courais des risques plus grands que le bénéfice espéré par l'opération.

Par la suite, j'ai appris à vivre avec ma situation et j'ai ajusté mon rythme de vie à mes capacités. Enfin, lorsque l'on vous annonce que vous ne pouvez pas subir de traitement parce qu'il mettrait votre vie en danger, ce n'est pas comme si vous entriez en phase terminale, c'est une mesure de prudence et de responsabilité de nos spécialistes de la santé.

Une telle recommandation doit être prise au sérieux, mais pas au point de changer sa façon de vivre et, surtout, il ne faut pas dramatiser. Cela effraie nos proches et éloigne les amis. J'ai aussi remarqué que, selon les dires des patients lors de la visite à leurs médecins, et qu'une recommandation similaire leur est faite, personne n'écoute les raisons et le pourquoi d'une telle décision et encore moins ne pose des questions sur ce qui arrivera le lendemain.

Lorsque que je regarde autour de moi, je vois qu'il y a des personnes beaucoup plus handicapées que moi et qui continuent à vivre selon leurs capacités et lorsque je vois des enfants handicapés qui continuent de sourire, j'ai ma réponse : la science n'a pas de limite et continuera de progresser pour le bien-être de tous.

Richard Lapointe

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Dernière modification : 19 mai 2009