Association des POrteurs de Défibrillateurs Implantables du Québec

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Conduite automobile

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(Le 30 novembre 12005) - La Société d'automobile du Québec n'a pas de politique précise pour la conduite de véhicules automobiles ou de camions pour les patients porteurs de défibrillateurs au Québec. La Société se base sur les recommandations canadiennes qui ont été revues en 2003 et publiées en 2004. (Réf. Société canadienne de cardiologie www.ccs.ca sous la rubrique conférence consensuelle 2003 : évaluation de l'aptitude de conduire ou de piloter du patient cardiaque).

Au Québec, le médecin doit aviser son patient selon les recommandations de la Société canadienne de cardiologie s'il peut ou non conduire un véhicule motorisé. Il ne s'agit pas d'une déclaration obligatoire (le médecin n'est pas tenu d'aviser la Société d'assurance automobile du Québec). Toutefois, le patient doit se conformer aux directives de son médecin.

Pour la conduite d'un véhicule commercial (permis de classe 1), les règles sont relativement simples. En effet, tout patient porteur d'un défibrillateur implantable se verra retirer son permis de classe 1. Il faut comprendre qu'il s'agit d'une précaution pour lui, mais aussi pour les nombreux automobilistes. Beaucoup de ces conducteurs souffrent d'une insuffisance cardiaque et, de toute façon, ne peuvent conduire un camion lourd selon les nouvelles recommandations de la Société canadienne de cardiologie (tout patient avec une classe fonctionnelle 3 ou 4/4 ne peut pas conduire un camion lourd).

En ce qui a trait aux conducteurs d'automobiles, la situation est un peu plus complexe. En effet, il faut diviser les patients porteurs de défibrillateurs en deux grands groupes : prévention primaire ou prévention secondaire.

La prévention primaire correspond aux patients qui ont eu un défibrillateur pour prévenir une arythmie grave et qui n'en n'ont jamais faite (habituellement des patients avec insuffisance cardiaque). Ces patients se verront interdire de conduire leur véhicule automobile pour quatre semaines après l'implantation du défibrillateur. Par la suite, s'il n'y a pas eu de choc du défibrillateur, le patient pourra conduire son automobile sans restriction. Pour les patients chez qui le défibrillateur a été implanté en prévention secondaire (arythmie ventriculaire grave), la restriction de la conduite automobile est habituellement de six mois après l'événement. Si toutefois, l'arythmie ventriculaire grave n'a pas amené d'étourdissement ou de perte de conscience, la restriction à conduire un véhicule pourrait être de seulement trois mois.

Après la première interdiction de conduire un véhicule automobile (après l'implantation du défibrillateur), il peut y avoir d'autres périodes d'interdiction. En effet, si un patient vient à avoir un choc approprié de son défibrillateur ou s'il a eu une stimulation rapide du cardiostimulateur intégré pour casser une tachycardie ventriculaire qui a causé des étourdissements, le permis de conduire sera suspendu pour les six mois après l'événement arythmique. Tout ceci peut sembler complexe mais, encore une fois, il faut comprendre que c'est pour la sécurité du patient et de sa famille ainsi que des autres usagers de la route. Il est important que vous puissiez discuter de ceci avec les médecins électrophysiologistes et le personnel des différentes cliniques de défibrillateurs où vous êtes suivis.

Gilles O'Hara, MD FRCP
Cardiologue
Directeur du Service d'électrophysiologie
Institut de cardiologie de l'Hôpital Laval

 

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Dernière modification : 19 mai 2009